L’Arche de Noé

Avez-vous lu la Bible ? La Genèse ? C’est là que l’on découvre la terrible histoire du Déluge. Serait-ce déjà un problème climatique ? Non ! C’est une sorte de punition divine. Dieu s’est fâché tout rouge car les hommes étaient trop pervers et trop méchants. Il décide de les punir et d’envoyer le déluge sur Terre pour les anéantir « depuis l’homme, jusqu’aux bestiaux, aux bestioles et aux oiseaux du ciel ».

Seul un homme bon et juste, ainsi que sa famille, méritent d’être sauvés, il s’agit de Noé. Dieu lui accorde de bâtir une arche et d’y faire entrer un couple de chaque espèce qui vit sur Terre. Au bout d’un dur labeur de sept jours, la pluie se met à tomber violemment et cela va durer quarante jours et quarante nuits. Toute vie est détruite hormis celle des habitants de la nef. L’arche s’échoue finalement sur le mont Ararat , Noé remercie Dieu et lui rend grâces. Pour symboliser la paix retrouvée et la promesse de ne plus punir l’humanité, Dieu fait jaillir un arc-en-ciel, signe de réconciliation.

Parallèlement à la Bible, il existe plusieurs autres récits relatant des déluges. Il faut savoir que les archéologues authentifient l’existence d’un déluge ou, en tous les cas, de pluies diluviennes qui ont considérablement affecté la Terre. Les roches en gardent la mémoire. Autre question : le Déluge serait-il inscrit dans la mémoire collective de l’Humanité ? Là, on touche à un autre domaine. Toujours est-il que l’Arche de Noé, parfois sous différents noms mais avec une similitude de scénarii, fait partie des épisodes fondateurs de plusieurs religions.

Donc, revenons à notre Arche. Depuis l’apparition de la Chrétienté, archéologues, aventuriers, mystiques et autres sont nombreux à avoir essayé d’en découvrir ses vestiges . Le plus célèbre est probablement James Bryce qui, dans les années 1870, la localisait sur les pentes élevées les plus escarpées du mont Ararat. C’est là qu’il avait en effet retrouvé des vestiges de poutres de bois taillées à la main.

Durant le 20e siècle la zone est un territoire dangereux où l’accès est périlleux en raison des conflits entre l’Union soviétique et la Turquie. Les recherches au 21e siècle se font désormais par satellite sans pouvoir aller vérifier sur le terrain. Des anomalies de terrain ont été révélées au sommet du mont Ararat sans pour autant indiquer avec certitude qu’il s’agisse de l’arche. De même, le site de Durupinar attire dorénavant de nombreux visiteurs. On y aperçoit une sorte de vestige composé de pierres et dont la forme rappelle celle d’un bateau.

Il s’agirait d’une formation naturelle. Depuis, de nombreuses autres expéditions ont affirmé avoir découvert les vestiges de l’arche, toutes ressemblant plus ou moins à des tentatives de supercherie. Il faut savoir que la zone a été classée territoire militaire par la Turquie et que l’accès en est pour l’instant impossible. On dit qu’Indiana Jones est sur la piste.

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